[journal] 22 – mali

I ni tilé le monde !

Bon, changement de programme. Je sais, j’avais annoncé dans mon dernier article du challenge que je lirais Les Feuilles du Banian, d’Albert Wendt. Et j’avais commencé ! Et j’étais même tout à fait enthousiaste à l’idée de lire mon premier livre océanien pour un livre | un pays. Sauf qu’au final, j’ai dû le rendre à la bibliothèque avant de déménager… sans avoir eu le temps de le finir. Qu’à cela ne tienne, je le retrouverai (I’ll be back) et je le terminerai un jour. Et en attendant, je vous propose une petite critique sur Mines de cristal, d’Oxmo Puccino.

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[J’ai choisi d’imaginer ce que nous aurions pu / Pour ne jamais réaliser que nous ne rions plus / Si on avait su ne plus se déchirer / Aurions-nous pu sauver ce qu’on a perdu.]

Si ce n’est la découverte d’un nouveau continent, Mines de cristal apporte tout de même une nouveauté sur ce blog : en effet, il ne s’agit ni d’un roman, ni d’un recueil de nouvelles… mais d’un recueil de textes musicaux. Oxmo Puccino est en effet un rappeur, et ce tout petit livre regroupe les paroles de certaines de ses chansons.

Et donc, qu’en ai-je pensé ? Eh bien, autant être directe : je n’ai pas aimé. Loin de remettre en question la rythmique (déstructurée) et la force des textes de l’auteur, je n’y ai cependant malheureusement pas été sensible. J’ai tenu à finir le recueil (parce que je n’aime pas vraiment arrêter une lecture en cours de route si je peux l’éviter, et surtout parce que celui-ci est vraiment d’un format très court), mais je n’ai pas été conquise par la mélodie des mots d’Oxmo Puccino – et ce même en allant écouter un ou deux textes une fois chantés. Je pense en fait, entre autres raisons, que je suis trop attachée aux rimes – la prose m’a ici décontenancée et a comme qui dirait « cassé » ma lecture. En revanche, je n’ai pu que noter l’intensité des mots utilisés (ici dans Arrivé sur Terre : « J’ai longtemps pensé que nous vivions / Dans un asile à ciel ouvert, avec du recul j’ai découvert / Qu’on est tous de la même planète / Mais pas du même monde / Votre dimension n’est pas nette la mienne est profonde / En plongée constante vu qu’à la surface l’apparence trompe.« ) et des situations décrites (ainsi en est-il de la solitude de L’enfant seul : « T’es comme une bougie / Qu’on a oublié d’éteindre dans une chambre vide / Tu brilles entouré de gens sombres voulant te souffler / Celui qui a le moins de jouets / Le moins de chouchous / Celui qu’on fait chier / Le coeur meurtri et meurtrière est ta jalousie / L’enfant seul se méfie de tout le monde, pas par / Choix mais dépit, pense qu’en guise d’amie / Son ombre suffit.« ). Les textes de Puccino racontent des quotidiens dévastés, un peu tristes, et désillusionnés. C’est certes frappant, mais pour moi le recueil prend vite un ton légèrement répétitif : n’arrivant pas à me plonger dans les textes, je m’en suis pour ainsi dire « lassée » même si certains textes ont su se détacher du lot, comme Nous aurions pu. Une petite déception donc, pour un livre néanmoins intéressant à découvrir pour son originalité stylistique !

> La prochaine lecture sera L’Hibiscus pourpre, de Chimamanda Ngozi Adichie.

> PUCCINO, Oxmo – Mines de cristal, Au diable vauvert.
> rédigé au son de « 
Pour l’Afrique et pour toi, Mali » .

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