[critique] sun bartas – tome 1, de sophia laurent

Bonjour à tous !

Attention, belle histoire en approche ! Si vous suivez le blog depuis un moment, vous vous souviendrez peut-être de ma toute première critique en partenariat sur un livre auto-édité. Il s’agissait de Nuit, le premier tome de la dystopie coup de coeur Ruines de Sophia Laurent, découverte sur Twitter. Vous vous souviendrez peut-être aussi du nom d’Alex Tremm, qui m’avait permis de lire son livre Lilith, lui aussi en auto-édition. Eh bien, depuis, la magie de la passion littéraire a fait son oeuvre : Alex a lancé sa propre maison d’édition, les éditions LouD (si c’est pas chouette ça), et il a décidé de publier entre autres… les textes de Sophia Laurent ! Lesdits textes incluent donc bien sûr les trois tomes de Ruines, mais aussi une autre série (en cours) complètement différente : Sun Bartas, journaliste mode d’emploi. Ayant beaucoup apprécié la plume de Sophia lors de ma première découverte de son travail, j’ai été ravie lorsque les éditions LouD m’ont proposé de lire le premier tome de Sun Bartas (merci !) et me suis lancée avec enthousiasme. En avant donc pour découvrir une nouvelle facette de l’univers de Sophia Laurent !

[Sun Bartas, c’est moi. Cette fille agaçante, bordélique, accro à la mode et au chocolat blanc. Une fille normale, quoi.
Sauf quand je mets les pieds dans une première enquête qui va m’amener vers un homme plus sauvage que jamais, mais aussi une folle armée d’une tronçonneuse ou encore des rencontres un peu trop morbides pour ma petite personne. Sinon, je vous ai dit que j’adorais mon métier ?]

Très chick-lit, un peu enquête, Sun Bartas mêle des genres que je n’apprécie guère en général – et pourtant ! Assez court (ou en tout cas se lisant très vite tant c’est bien écrit, mais j’y reviendrai plus tard) ce roman n’a pas fait long feu dans mon téléphone puisque je l’ai lu en une soirée. Même si elle a manqué pour moi d’un tout petit peu de profondeur, l’intrigue de Sun Bartas s’est tout de même révélée très rythmée et bien gérée par l’auteure : le récit est efficace, sans le moindre temps mort, et laisse la place aux personnages de s’épanouir juste ce qu’il faut. Sun, l’héroïne, est par exemple très (très) attachante avec ses petites manies, son ton familier et sa fraîcheur (le texte est à la première personne, et Sun nous raconte son quotidien avec un humour et une authenticité bienvenus : « Oh, mon Dieu, j’ai failli mourir ? Bon sang de bon sang de bon sang… (…) Je lâche un gémissement et plonge ma tête dans mes mains, me désespérant sur ma vie de journaliste menacée de mort, sur qui quelqu’un a voulu tester ses amortisseurs« ). J’ai en fait particulièrement aimé le réalisme de ce personnage à la fois girly et tout de même plutôt badass, pas si cliché qu’on pourrait le croire (ce passage résume assez bien l’idée : « Je me vois déjà telle la Loïs Lane de Los Angeles perchée sur ses escarpins roses, un carnet de la même couleur à la main, pour interviewer le plus grand mafieux de tous les temps. Évidemment, je n’aurai pas besoin d’un Clark Kent pour venir me sauver, car une Sun Bartas se débrouille toute seule.« ).

Les personnages secondaires aussi sont bien fichus, notamment Sasha, la meilleure amie absolument adorable (« Je hausse un sourcil et fixe mon amie qui m’observe comme un scientifique le ferait devant l’un de ses sujets. Ce qu’elle est, avec moi. La spécialiste en « Bartas » avec diplôme de plus de deux décennies d’amitié à l’appui. Elle m’a étudié, sait lire en moi. Quoi que je dise, Sasha sait me traduire. Elle me connaît par coeur.« ). Bon, je dois par contre bien avouer que je n’ai pas vraiment su me passionner pour la love story naissante entre l’inévitable personnage du « séduisant-monsieur-ténébreux » et Sun – mais ça c’est une vieille histoire entre moi et les romances, je suis difficile. Seul vrai bémol pour moi, le traitement du charmant mais bien trop cliché Ian, tout de suite catalogué et réduit à un « geek » à peine deux paragraphes après son arrivée dans l’histoire parce qu’il a le malheur de porter des lunettes et de « pianoter à tout vitesse sur sa tablette ». Certes, c’est fait avec bienveillance… mais j’ai trop de mal avec les généralisations pour laisser passer ça (le pauvre, quoi, la moitié du temps son nom est remplacé par « geek » ! « Il est trop chou avec son regard bleu pâle caché derrière ses grosses lunettes. Son sourire est un peu de travers, son allure est entièrement maladroite et le tout me donne de grosses bouffées de tendresse envers ce petit geek.« ).

Seul gros regret de ma part cependant, car j’ai par ailleurs complètement plongé dans l’histoire de Sun : la plume de Sophia Laurent, vive et fluide, est tout simplement un pur plaisir à lire. Juste et toujours pétillante, cette écriture pleine de peps donne vie en un instant aux personnages (je reste d’ailleurs fascinée de constater que Sophia Laurent est tout aussi douée pour la science-fiction que pour la chick-lit, et de voir que la qualité est toujours au rendez-vous quoi qu’elle écrive…!), et apporte une touche d’originalité sans laquelle j’aurais sans nul doute bien moins accroché à l’histoire. Au final, ce tome 1 Sun Bartas a été pour moi une très sympathique lecture dans son genre : si vous cherchez un bon moment de détente, tout en légèreté et en fantaisie, je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par quelques heures avec Sun. ☼

> LAURENT, Sophia – Sun Bartas – Journaliste mode d’emploi, tome 1, Éditions LouD. Retrouvez l’auteure ici.

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