[bilan] février 2016

Salut le monde !

Déjà nous sommes à la fin du mois : le temps a passé à toute vitesse, vous ne trouvez pas ? Déjà le blog a un mois et demi, et c’est l’heure du bilan. Conformément à l’élargissement thématique que j’ai entrepris depuis quelques temps, je ne parlerai pas seulement d’un livre | un pays dans cet article, mais simplement de mes lectures en général. Et c’est parti pour février !

Alors déjà, le blog. J’ai lu 7 livres pour avancer mon challenge : c’est bien mais ce n’est pas assez pour rattraper le retard pris en janvier (argh !). J’ai beaucoup apprécié la plupart de ces lectures : j’ai notamment eu deux coups de coeur, L’Enfant noir et Nouvelles de Madagascar. Grâce à des recherches effectuées pendant le mois, ma liste de titres est aussi un peu plus remplie. J’ai à ce jour une base de données contenant 102 références, réparties dans 77 pays. C’est deux fois plus que fin janvier lors du dernier bilan : on progresse !

De plus, ce mois-ci, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de sortir du cadre d’un livre | un jour. Tout d’abord et j’en suis extrêmement honorée et fière, j’ai eu le plaisir de recevoir en partenariat deux ouvrages auto-édités qui ont tous les deux été des gros coups de coeur (si vous ne les avez pas encore lus, mais qu’attendez-vous ?). Je veux bien évidemment parler de Ruines, puis de Forever Young, et je tiens à remercier encore Sophia Laurent et Charlotte Orcival pour leur confiance. Ces partenariats ont été des expériences fort sympathiques et très enrichissantes, et j’espère avoir l’opportunité de découvrir encore ainsi d’aussi belles plumes – surtout dans le champ si prometteur de l’auto-édition qui me tient tout particulièrement à coeur. Un espoir qui, je le sais déjà, se concrétisera sur le blog au moins un peu en ce mois de mars puisque l’adorable Vicka Desbrosses m’a d’ores et déjà fait parvenir un nouveau partenariat sous la forme de son ouvrage, Liés (je l’ai lu en cette fin février, chronique à venir soon). Ensuite, je ne peux que mentionner les découvertes et les rencontres faites grâce au blog : on s’attache vite à des personnes aussi intéressantes, gentilles et enthousiastes. Bon, il y en a trop pour nommer tout le monde, je risquerais d’oublier quelqu’un : considérez que si vous lisez ceci, je vous kiffe. Et quand même, juste une mention spéciale pour Marion, de Plume de Soie, qui a ouvert le blog aux tags : ce premier questionnaire historique – au moins – est à retrouver ici et a constitué ma deuxième excursion hors des critiques classiques.

Au final, j’ai posté en février 9 chroniques, que vous pouvez retrouver ci-dessous en cliquant sur les couvertures.

Mais il n’y a pas que le blog dans la vie, et j’ai aussi lu un certain nombre de choses que je n’ai pas critiquées ici (bon, et tant que j’y suis j’ai aussi acheté beaucoup trop de livres en février, plus je pense que pendant l’année 2015 toute entière tellement d’habitude j’en achète peu. Enfin, bref.). J’ai donc lu avec plus ou moins de plaisir les livres suivants :

Autobiographie-d-une-courgette

¤ Autobiographie d’une courgette, de Gilles Paris ¤

Ou l’histoire d’Icare – qui préfère qu’on l’appelle Courgette – placé dans un foyer pour enfants après la mort de sa maman. J’ai adoré ce livre, vraiment. L’écriture est fluide, légère, et j’ai vraiment été happée par les pensées de Courgette auquel on s’identifie immédiatement. J’ai apprécié de découvrir une autre facette des foyers pour enfants – surtout parce que j’ai vu passer pas mal de romans dans lesquels ceux-ci ont le mauvais rôle, et sont vus comme inutiles, voire dangereux. Ici, on rencontre toute une ribambelle de personnages tous plus étonnants les uns que les autres, et tous sont extrêmement attachants. Les adultes responsables du foyer sont des personnes très positives, et pour tous les enfants en présence l’arrivée dans cet endroit est un changement – en bien – radical par rapport à leur vie d’avant. J’ai aimé cette ambiance, et j’ai ressenti beaucoup d’émotions au cours de ma lecture (surprise, attendrissement, tristesse…) : un excellent moment pour un livre à découvrir absolument !

¤ Cette fille est différente, de J.J. Johnson ¤CetteFilleEstDifferente

Cette fille différente, c’est Évie. Elle a été scolarisée à domicile, dans une maison durable que sa mère et elle ont construite pour y vivre en autonomie, avec poules et vache : tout va pour le mieux jusqu’au jour où elle décide d’entrer au lycée pour sa dernière année avant l’université. En effet, ce qui paraît banal aux autres élèves agresse littéralement cette jeune fille hors-normes, qui va se battre tout au long de l’année scolaire contre les injustices et les incohérences du système. J’ai été un peu déçue par ce livre, pour une raison principalement : j’ai trouvé le personnage d’Évie souvent à la limite de l’exagération, voire du cliché. En fait, elle m’a un peu agacée par son insistance et sa façon de penser un chouïa condescendante par rapport au reste du monde. Par contre, je dois avouer que les références littéraires (livres sur le féminisme, le racisme, récits de voyage…) qui parsèment le livre m’ont conquise : j’en ai d’ailleurs ajouté beaucoup à ma PAL suite à cette lecture ! J’ai aussi apprécié les personnages de Jacinda et de Rajas, avec leurs caractères complexes et d’autant plus crédibles. Une lecture en demi-teinte, qui m’a intéressée pour son sujet original mais n’a clairement pas été un coup de coeur.

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¤ Le prodigieux destin de Peter, de Maëlle Fierpied ¤

Celui-ci, je l’ai choisi un peu à l’instinct pour son titre et sa couverture, et quand j’ai vu son résumé je n’ai pas regretté : « Lorsque Peter Petons prend son envol sous le chapiteau du cirque des Merveilles, nul ne peut imaginer que le garçon aux longues ailes déployées a longtemps été un vilain petit canard. Bébé, il est né fragile, jugé simplet par les médecins. Plus âgé, quand son dos s’est déformé, quand deux moignons d’ailes ont poussé, on l’a surnommé Peter Poulet ! Et tout a commencé par l’explosion d’une chaudière dans une usine de fabrication de pantoufles, lorsque Peter a été recouvert de pâte polyductimère…« . J’ai juste été subjuguée par cette histoire simple à la Roald Dahl, pleine de tendresse et de flamboyants personnages, et qui porte un très joli message sur l’acceptation de soi. L’auteure a su insuffler beaucoup de fraîcheur et de fantaisie dans ce roman, et j’ai tout aimé, du début à la fin en passant par les multiples rebondissements. Peter est attachant, son histoire touchante et ce livre une petite pépite.

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¤ L’étang aux libellules, d’Eva IBBOTSON ¤

Le roi de Berganie vient d’être assassiné pour s’être opposé à Hitler. Un groupe d’enfants va venir en aide au jeune prince héritier désormais menacé. A leur tête, une fougueuse jeune fille, Tally, éprise de liberté et « résistante » sans le savoir. J’avais aimé Reine du fleuve, et L’étoile de Kazan fait partie de mes livres préférés ever : c’est dire si j’étais impatiente de découvrir ce nouveau (nouveau pour moi hein, pas nouveau récent) roman d’Eva Ibbotson. Eh bien au final, j’ai presque cru que j’allais être déçue : la première partie durant laquelle on découvre l’héroïne et son école (une école à pédagogie libre, j’ai d’ailleurs adoré la plongée dans cet univers), bien qu’intéressante, m’a laissée sur ma faim et m’a fait craindre le pire pour la suite. Mais heureusement, c’est là que la magie de cette auteure a fait effet : j’ai lu les deux derniers tiers de ce livre sans vouloir m’arrêter. La plume d’Eva Ibbotson, les personnages qui se sont révélés dans toute leur force, leur curiosité et leur bienveillance, l’atmosphère enchanteresse, l’intrigue palpitante, tout a concouru à redresser la barre : je garderai un souvenir attendri de Tally et toute sa bande, comme un rappel qu’il faut toujours défendre ses convictions.

LaDoubleVieCassiel

¤ La double vie de Cassiel Roadnight, de Jenny Valentine ¤

Chap n’a pas cherché à se faire passer pour un autre, il a simplement laissé faire…Dans ce foyer d’urgence pour jeunes paumés où il refusait obstinément de donner son nom, les gens du centre sont venus le voir avec une photo, celle d’un ado porté disparu qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Chap a fini par dire ce que les autres attendaient, que c’était bien lui Cassiel Roadnight ! Mais il n’avait pas imaginé que Cassiel pouvait cacher un secret monstrueux, et que c’était lui qui en hériterait… Ce livre m’a été conseillé par une collègue bibliothécaire (coucou Stéphanie, si tu passes par là !) et je dois dire que je l’ai littéralement dévoré : trois heures non stop après l’avoir ramené chez moi, il était fini (j’en ai même oublié de manger dites donc). L’histoire est prenante, et on s’identifie très bien à Chap – ses doutes, ses angoisses, ses questionnements… L’intrigue est pleine de rebondissements et de suspense, entre secrets de famille, quête d’identité et enquête digne d’un thriller ; les personnages sont crédibles et touchants, notamment la sœur de Cassiel. Une belle découverte que cette auteure !

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¤ Le Livre de Perle, de Timothée de Fombelle ¤

Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ? Disons-le tout de suite : je suis une inconditionnelle de Tobie Lolness, mais j’avais moins aimé Vango (ne me lynchez pas, s’il vous plaît !). Autant dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce livre. Au final, j’ai… bien aimé, mais pas adoré. L’histoire est très belle et la plume de Timothée de Fombelle toujours aussi poétique, et le tout forme un ensemble vraiment intéressant. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Joshua Perle, son périple, son histoire, et tout ce qui concerne son monde d’origine. Cependant, j’ai toujours eu de la difficulté avec les livres fantastiques au sens propre (c’est-à-dire introduisant de la magie ou du surnaturel dans notre univers rationnel, en tout cas c’est la définition que j’en ai retenu) : je m’immerge plus complètement dans une histoire si elle se déroule soit totalement dans un monde imaginaire, soit totalement dans notre monde. C’est un peu rigide comme comportement et je suis la première à le regretter, mais on ne se refait pas ! Du coup, le fait que l’auteur raconte cette histoire comme le témoignage d’une vraie rencontre m’a presque complètement fait sortir du livre, faisant pour moi éclater la jolie bulle dans laquelle se situait le récit jusque là. Heureusement, la beauté du style et le message admirable, ode à l’imagination et à la littérature, m’ont touchée et ont contribué à me donner au final une bonne opinion de ce livre. Avis mitigé donc, mais je ne peux que reconnaître le charme de cet ouvrage, qui m’a fait voyager et rencontrer des personnages remarquables.

Vous commencez à me connaître, vous ne serez donc pas étonnés par la longueur de cet article : quand je suis lancée… En tout cas on va s’arrêter là pour ce mois-ci, et j’espère avoir autant de belles découvertes à vous raconter le mois prochain.

Je vous souhaite plein de paillettes et de tasses de thé pour ce mois de mars, et see you in March 

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