[bilan] avril 2016

Salut le monde !

Ca y est, avril est terminé ! Pour tout vous dire, je pensais n’avoir pas beaucoup posté ce mois-ci (et je culpabilisais un peu j’avoue) mais en fait…ça va, je suis plutôt dans les clous ! Ca aura été un mois riche en émotions : j’ai fait des rencontres et des lectures fort intéressantes (et pas que pour le challenge, comme en témoignent les mini-chroniques ci-dessous), j’ai milité pour l’auto-édition… Si vous avez raté quelque chose, allez, on récapitule.

Alors, concernant un livre | un pays, c’est un peu le drame : seulement trois lectures internationales en un mois… sachant que, tout de même, j’ai lu un quatrième livre (mais la critique n’est pas encore tout à fait prête à être publiée). Trois livres, mais deux excellentes découvertes : bonne moyenne ! En effet, j’ai adoré La marche de Mina, et j’ai vraiment aimé Pedro Páramo. Au niveau de la liste de titres, ça a un peu bougé : 130 références, originaires de 96 pays. Bref, un bilan moyen pour mon tour du monde littéraire ; mais je vous assure que ça ira mieux le mois prochain ! J’ai d’ailleurs d’ores et déjà créé ma petite pile à lire internationale (je vous laisse vous amuser à reconnaître les drapeaux, oui oui, j’ai le sens du fun) :

En fait, cette activité un peu faible pour le challenge est justifiable – ou du moins compensable… puisqu’en avril, « publication » a surtout rimé avec « auto-édition » ! En effet, j’ai profité de ce mois pour continuer à mettre en avant ce domaine littéraire qui me tient à coeur, et je n’ai pas été la seule puisque j’ai rejoint le mouvement créé par Delphine et Aurélie voici 4 semaines maintenant, #JeudiAutoEdition (hashtag rassemblant les partages de lectures auto-éditées des usagers de Twitter, plus d’informations ici !). J’ai publié trois chroniques portant sur des livres auto-édités, en partenariat avec leurs auteurs qui ont tous été de superbes rencontres : je remercie encore Alex Tremm et Olivier Saraja pour leur confiance (qui dans le deuxième cas a même mené à un deuxième partenariat sur un livre aux éditions Walrus Books, un plaisir !)… et surtout, la merveilleuse Solenne Hernandez et son ouvrage La Fuite, premier tome de sa série La Rumeur. Premier tome qui a donné lieu à un concours, et a été offert à trois chanceux pour leur permettre de découvrir cette dystopie coup de coeur (et aux autres participants d’avoir… une surprise !), merci encore à tous d’avoir été nombreux à tenter le coup et à montrer votre intérêt pour le livre (pour les résultats et encore plus de remerciements niais, c’est ici) ! Et enfin, j’ai été nominée par Nina et Charlitdeslivres pour deux tags que j’ai honteusement mélangés en un seul article, disponible ici. Un super mois riche en bonnes lectures et en jolis échanges – que du bonheur !

Vous pouvez retrouver les 7 chroniques parues en avril ci-dessous :

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Et parce que je n’ai pas lu que ça… voici un petit aperçu de mes autres lectures d’avril !

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¤ Les Mondes de l’Alliance – tomes 2 et 3, de David Moitet ¤

Rien de bien inattendu pour commencer le mois, si vous avez suivi le bilan de mars (je vous invite d’ailleurs à vous y référer pour le résumé du premier tome parce que le spoil c’est mal et que je ne dévoilerai pas l’intrigue de ces deux tomes). J’ai donc terminé la trilogie SF de David Moitet dont le premier opus m’avait conquise, et j’ai tout autant aimé la suite ! J’ai retrouvé les personnages attachants de Nato, Jade et leurs amis, l’univers très bien construit et l’écriture tout en fluidité de l’auteur… et bien plus encore. Le développement de cette histoire, toujours aussi bien menée soit dit en passant, est plein de surprises (tant au niveau des péripéties que de ce qu’on découvre de ce monde), et mêle remarquablement bien la SF avec une touche de policier et de roman d’espionnage. J’ai beaucoup aimé le dénouement du dernier tome, et de manière générale toute son intrigue (on découvre un lieu fascinant, et tout s’explique sans fausse note). J’ai un peu de mal à mettre des mots sur ce que j’ai tant aimé dans cette série… Sûrement principalement la qualité de traitement du sujet – tout sonne juste et l’auteur prend son lecteur au sérieux : pas de raccourcis simplistes, et nous sommes invités à réfléchir en même temps que les personnages grâce au déroulé parfaitement dosé des indices et des explications. Bref, une série captivante et intelligente, à lire !

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¤ Ten Tiny Breaths – tome 1, de K.A. Tucker ¤

L’amour peut-il tout guérir ? La vie de Kacey a explosé. Ses parents, sa meilleure amie et son petit ami sont morts dans un accident de voiture dont elle est la seule rescapée. Souhaitant échapper à son passé, à une tante et un oncle peu scrupuleux, Kacey achète deux tickets de bus et part à l’aventure pour Miami avec Livie, sa sœur de 15 ans. Elles s’installent dans un petit immeuble et font connaissance de leurs voisins. En particulier, la pimpante Storm et le beau et mystérieux Trent… Nouvelle vie, nouveau job, nouveaux amis, Kacey parviendra-t-elle à chasser tous les démons qui la rongent ? J’ai lu ce livre dans le cadre du club des Book-Dreameuses… et je dois dire que j’ai été vraiment déçue par cet ouvrage, surtout dans sa première partie. En effet, je m’attendais à un roman sur la reconstruction après un drame, éventuellement léger mais toujours centré sur la psychologie des personnages… autant dire que maintenant, j’ai compris pourquoi le combo « beau/mystérieux/ténébreux + prénom de garçon » dans un résumé me fait généralement fuir. Dès le début, Kacey tombe sous le charme de Trent, et nous voilà partis pour un tiers de livre fait de pensées salaces et de « je t’aime moi non plus ». Je n’ai vraiment pas accroché à cette romance qui a un peu parasité ma lecture, et j’ai difficilement résisté à l’envie de sauter la totalité des scènes « hot » qui parsèment le récit et que je ne m’attendais absolument pas à trouver là (ce n’est tellement pas mon truc…). Attention, je n’ai pas tout détesté : j’ai aimé les personnages secondaires (Storm est géniale, les collègues de Kacey sont adorables, et Livie est infiniment plus sympathique que sa soeur), et la dernière partie du texte m’a fait changer d’avis sur le livre (de mauvais c’est passé à passable). Même si on le sent très vite arriver, j’ai trouvé le dénouement plus intéressant dans la mesure où il nous ramène au sujet que j’étais venue chercher dans cette histoire, et le tout est quand même assez touchant (et l’aurait été davantage si je m’étais plus attachée à Kacey). Respire me laisse néanmoins sceptique, et je dois dire que je ne suis pas vraiment pressée de lire la suite pour l’instant (même si la chronique de Charlitdeslivres sur le tome 2 me redonne un peu espoir).

Les critiques des copines du club de lecture : La Magie des Pages.

¤ Blue Exorcist, tomes 6 à 10, de Katô Kazue ¤

Pas grand chose de surprenant ici non plus : après avoir emprunté les cinq premiers tomes de cette série à une amie en mars, je me suis empressée de les lui rendre en échange de la suite (comme ci-dessus, je vous laisse aller vous renseigner sur le synopsis dans le bilan précédent). Et pas de souci, je continuerai ! Dans ces tomes, l’univers développé prend de l’ampleur, on découvre de nouveaux enjeux et de nouveaux personnages… J’ai eu d’autant plus de plaisir à poursuivre ma lecture de ce manga que je suis arrivée au point auquel j’avais dû m’arrêter dans l’animé : à partir de maintenant, c’est full nouveauté et je ne suis pas déçue !

¤ L’auto-édition pourquoi comment pour qui ?, de Charllautoeditionie Bregman ¤

Quitte à défendre l’auto-édition, autant savoir de quoi on parle, n’est-ce pas ? Comme le titre et la couverture le montrent bien, ce livre est en fait le compte-rendu d’une enquête menée auprès d’auteurs indépendants français : les questions, nombreuses, bien posées et surtout bien analysées, dessinent un panorama clair et détaillé de l’auto-édition en France. Pourquoi et comment s’auto-éditer ? Peut-on vivre de sa plume en défendant soi-même son livre aujourd’hui ? Quelles sont les plus grosses difficultés ressenties par les auteurs ? Quelles garanties de qualité les écrivains peuvent-ils donner à leur public ? Les réponses sont complètes et le tout vraiment intéressant : si vous souhaitez vous faire une idée de l’ampleur du phénomène et des caractéristiques de ce domaine en France (que ce soit, comme moi, par simple curiosité ou parce que vous envisagez vous aussi de vous lancer), n’hésitez pas !

CVT_Les-iles-dans-le-ciel--Le-peuple-du-Cygne_8254¤ Les Îles dans le ciel : le Peuple du Cygne, de Sylvie Denis ¤

Au XXVIème siècle, un vaisseau parvient dans une région inexplorée de la galaxie. Les hommes s’installent sur des « Nuées », des nuages composés de vapeur d’eau et de mousse. Deux adolescents habitent sur le Cygne, un nuage où le peuple vit en harmonie avec les éléments. Ils découvrent un jour, dans une grotte, les traces d’un feu, pratique interdite chez eux… Au même moment, des biologistes comprennent que le mousse, vitale à l’écosystème du Nuage, est en train de mourir… Lorsque des émissaires de la Perle Noire débarquent sur le Cygne, c’est l’équilibre de la communauté qui est menacé… Quand j’ai remarqué sur les étagères de la bibliothèque où je travaille ce « Autres Mondes » que je ne connaissais pas, j’ai tout de suite sauté dessus : le titre, l’image, le résumé, et bien sûr la collection, tout m’a enthousiasmée… peut-être trop ? Au final, j’ai été un plutôt déçue par Les îles dans le ciel. Si j’ai adoré l’univers créé par l’auteure, qui est absolument sublime et prometteur, je ne saurais en dire autant du développement de l’histoire. Bien parti à la base avec une intrigue intéressante, le roman se perd un peu selon moi dans son traitement : c’est un peu niais (voire un peu simpliste) et surtout, surtout, j’ai eu l’impression que les personnages n’étaient qu’effleurés… On en sait bien peu sur eux, guère plus que ce qui est immédiatement nécessaire à faire avancer l’histoire, et ils manquent de substance pour qu’on s’attache à eux… Je n’ai malheureusement pas accroché aux aventures de Cléo, qui a tout simplement l’air de faire ça parce que le scénario en a décidé ainsi, et bien que j’aie un peu préféré Silmon et Rhil ils ne sont pas vraiment plus développés. Je suis également restée sur ma faim… à la fin, justement : beaucoup de choses restent en suspens, le tout se termine abruptement sans même qu’on sache ce qu’il va advenir des personnages (heureusement que je ne m’y étais pas trop attachée dites donc)… Concrètement, j’ai eu l’impression que ce roman était comme un prélude, une introduction à un univers et une histoire à suivre – alors qu’il ne s’agit en fait pas du tout d’une série (ou en tout cas ce tome est le seul à avoir été publié). Une lecture engageante, mais qui pour moi n’a pas vraiment tenu ses promesses.

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¤ Méto – tome 1, d’Yves Grevet ¤

64 enfants vivent en autarcie complète dans une grande maison. Chaque jour, les Césars qui les surveillent leur donnent une piqûre pour qu’ils ne grandissent pas. Divisés en couleurs selon leur taille, ils ont une vie extrêmement disciplinée et sévère. Quand ils deviennent trop grands, ils disparaissent… Méto veut comprendre ce qu’il y a après la maison : avec quelques autres enfants, il fomente une rébellion. Ah, cela faisait TELLEMENT longtemps que ce livre me faisait de l’oeil ! Je suis vraiment contente d’avoir enfin pu prendre le temps de me plonger dedans (pour tout vous dire, à la fois le résumé et la couverture m’aguichaient depuis un moment en bibliothèque – si si, m’aguichaient) ; en effet, Méto est pour moi une de ces séries piliers de la SF jeunesse, que je vois toujours partout et que je me devais de lire. Et j’ai bien fait ! Dans ce premier tome, tout se déroule dans la Maison, qui s’apparente en fait à une prison – un univers où tout est calculé, sous contrôle, et dans lequel les enfants vivent sans vraiment savoir ce qui les attend. Que deviennent les garçons qui ont trop grandi ? D’où viennent les nouveaux habitants qui les remplacent ? Qui sont vraiment les Césars ? Et ces soldats que l’on n’a pas le droit de regarder ? Par ses questionnements et son envie de comprendre, Méto va bousculer l’équilibre méticuleux de la Maison, et il ne tardera pas à découvrir de sombres secrets… J’ai vraiment apprécié cette lecture, l’ambiance oppressante et le suspense qui tient jusqu’au bout du roman. Je me suis attachée à Méto et à ses amis, dont on apprend à connaître à la fois les qualités et les défauts, et j’ai trouvé fascinant le système de « mini-dictature » mis en place dans cet environnement confiné (de la propagande à la réglementation hyper-stricte qui régit le quotidien). Une belle découverte : hâte de lire le tome 2 !

¤ La Décision, d’Isabelle Pandazopoulos ¤Afficher l'image d'origine

Un matin, Louise, excellente élève de terminale S, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d’un enfant dont elle ne savait rien, qu’elle n’a pas attendu, encore moins désiré. Assaillie de questions, Louise, la jeune fille sans histoires, croit devenir folle. Pourtant l’évidence est là : ce bébé de 3,3 kg, son fils. Comment l’accepter ? Soutenue par sa famille, ses amis et les professionnels qui l’entourent, Louise va découvrir la vérité et réapprendre à vivre. Et…c’est le coup de coeur ! Sérieusement, j’ai tout adoré dans ce roman (et ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une telle certitude, immédiate et durable, sur un livre !). J’ai aimé le ton incroyablement juste, porté par une plume superbe et parfaitement adaptée à chaque instant du récit – changeant un peu de style à chaque personnage, touchante, bouleversante. J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée de plein de points de vue différents (on n’entend la voix de Louise qu’à peu près à la moitié du livre), apportant tous un éclairage différent sur la situation. Que croire, que penser, et que faire de ce bébé ? J’ai aussi aimé le fait que l’on ne sait pas ce qu’il va advenir de ce petit garçon avant la toute fin du roman. J’ai aimé Louise, ses réflexions, ses doutes, ses questionnements : je me suis énormément identifiée à elle, et j’ai compris chacune de ses réactions. En fait, j’ai aimé chaque étape de ce livre et ce que fait l’auteure de cette histoire : un bijou de sincérité et d’émotion, qui m’a chamboulée. Enfin, voilà, vous voyez quoi. Lisez-le ! (j’ai aimé)

¤ La fourmilière, de Jenny Valentine ¤LafourmiliereGRAND

Personne ne choisit vraiment de vivre au 33, Georgiana Street. Les appartements sont minuscules, sales, délabrés. L’électricité et le loyer se paient à la semaine. Seul avantage du lieu : Steve, le propriétaire, ne pose pas de questions. Pour un garçon de 17 ans qui a fugué, l’endroit est idéal. Sam s’est réfugié à Londres parce que, ici, personne ne sait qui il est, ni ce qu’il a fait. Cherry et sa fille Bohemia, deux autres nouvelles locataires, déménagent au gré des petits amis de Cherry. À 10 ans, Bohemia se débrouille toute seule, car sa mère est bien trop fragile et perdue pour arriver à s’occuper de sa fille. Et elle va tout bouleverser : elle a besoin d’un ami, et c’est Sam qu’elle a choisi. Résumé prometteur, pour une histoire toute en douceur. Dans La fourmilière, on prend le temps de découvrir les personnages, on s’y attache : Sam et Bo sont terriblement attendrissants, et les personnages secondaires sont craquants de réalisme. J’ai apprécié le déroulé de l’histoire, le découpage des chapitres alternés entre leurs deux voix, les passages où Bo raconte les différents petits amis de sa mère, et les rebondissements qu’on ne voit pas arriver. Un petit quelque chose sur lequel je ne saurais mettre le doigt m’a manqué pour pleinement accrocher à ce texte, mais ce fut sans conteste une jolie lecture pleine de délicatesse.

Voilà, c’est fini ! Je ne sais pas si je suis encore crédible quand je m’excuse de la taille de mes articles… mais sincèrement, je ne pensais pas que ce serait encore si long (est-ce que vous pensez que ce serait mieux de faire un bilan de mi-mois pour mes lectures hors-challenge ou ça va comme ça ?)… Félicitations d’être arrivés au bout de cette tartine de texte, vous méritez bien un joli mois de mai ! Je vous souhaite de bonnes lectures et de belles découvertes,

Cookies, pissenlits et feuilles de thé à vous, see you in May ! ☼

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