[bilan] août 2016

Salut le monde !

Bon, autant l’admettre tout de suite, août aura été un tout petit mois pour le blog. Mais ! C’est pour mieux repartir du bon pied en septembre : j’ai en effet profité de mes vacances pour enfin avancer sérieusement dans ma liste de titres à découvrir, et je n’ai presque plus qu’à les emprunter (oui on y croit) !

Concernant le challenge…eh bien, comme le mois dernier, j’ai eu un imprévu. Si en juillet je galérais à exprimer mon ressenti sur Il fut un blanc navire de Tchinguiz Aïtmatov, ce mois-ci j’ai malheureusement dû abandonner la lecture des Feuilles du Banian, d’Albert Wendt. Déménagement oblige, j’ai dû le rapporter à la bibliothèque où je l’avais emprunté, et ce avant d’avoir eu le temps d’en arriver au bout (parce que mine de rien, c’est quand même dense tout ça, et c’est un peu une briquette). Bref, tout ce temps de lecture pour rien puisque je ne peux pas vous faire une chronique sans avoir terminé le livre – j’ai donc enchaîné au plus vite sur Mines de cristal, d’Oxmo Puccino, qui est la seule critique un livre | un pays parue ce mois-ci. Néanmoins, je n’ai pas (tout à fait) chômé puisque, comme mentionné dans l’introduction de cet article, j’ai VRAIMENT bien avancé dans ma liste préparatoire. En ajoutant 65 titres issus de 38 pays supplémentaires, j’ai réussi à atteindre le total fort honorable de 226 titres pour 152 pays ! On se rapproche gentiment d’une liste complète, si c’est pas beau ça ?

Pendant le mois, j’ai également eu le plaisir de découvrir Toujours à tes côtés, de Jean Gill : cette fiction narrée du point de vue d’un chien m’a vraiment enthousiasmée, d’autant plus que je ne m’attendais pas à aimer autant.

imageprincipale.jpgEt surtout, j’ai en ce mois d’août eu le plaisir d’être contactée par un collègue de blogging, le Roi Carotte, qui m’a parlé de son fort joli projet : il prépare en effet pour tout bientôt la sortie d’une nouvelle revue culturelle et littéraire bimestrielle entièrement réalisée par des passionnés (dont des blogueurs comme Cassandra de Croque les mots, ou Lupiot d’Allez vous faire lire), Elzévir. Le projet, pour aboutir pleinement, n’attend plus que le soutien de ses futurs lecteurs via la campagne Ulule dédiée (pour en savoir plus sur Elzévir, n’hésitez pas à visiter le site ou à parcourir en détail la page Ulule !). Je vous invite donc, si vous êtes intéressés, à le suivre sur Twitter, sur Facebook ou sur Instagram pour ne rien rater !

Mais revenons à nos moutons ! Comme en juillet, il n’y a donc eu que deux critiques sur le blog, que je vous laisse rejoindre en cliquant ci-dessous. Et pour agrémenter un peu tout ça, je vous laisse également parcourir un peu plus bas les mini-critiques de mes autres lectures du mois !

Toujours à tes côtés par Gill Afficher l'image d'origine

BD 12 RUE ROYALE OU LES SEPT DÉFIS GOURMANDS

¤ 12, rue Royale, de Hervé Richez et Efix ¤

Peut-on, par les seuls pouvoirs de la gastronomie, relever des challenges aussi fous qu’aider un convive atteint d’Alzheimer à retrouver la mémoire ou rendre amoureux deux êtres que tout oppose ? Tels sont les défis que Mathieu Viannay, chef du célèbre restaurant lyonnais « La Mère Brazier », vient d’accepter. Divertissante et visuellement très réussie, cette bande dessinée a su me convaincre au gré des aventures culinaires loufoques du chef Viannay et de son équipe. Si les scènes sont au final assez invraisemblables (mais bien sûr, tel plat magique va régler n’importe quelle situation), on se laisse porter par les graphismes élégants et le sujet original, pour un petit moment de détente somme toute fort sympathique (et inspiré d’un vrai lieu et d’une vraie personne !).

Yin et le dragon, tome 1 : Créatures célestes par Marazano

¤ Yin et le dragon, tome 1, de Richard Marazano et Yao Xu ¤

Shanghai 1937. L’armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. Yin, petite fille d’une dizaine d’année est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau. Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d’or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et de soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient. Cette bande dessinée au dessin somptueux m’a tout de suite envoûtée par ses couleurs très douces et son histoire simple mais prometteuse pour les prochains tomes (série en 3 tomes). À la fois un peu historique et fantastique, Yin et le dragon propose un personnage principal attachant, plein de caractère, et m’a donné envie de découvrir le fin mot de l’histoire (notamment concernant le rôle du dragon qui jusqu’ici est plutôt secondaire). À suivre !

Afficher l'image d'origine¤ Méto – tome 3, d’Yves Grevet ¤

Ca y est, j’ai pu terminer la trilogie Méto – et quelle conclusion ! Après une remise en selle un peu compliquée avec le deuxième tome, c’est totalement plongée dans l’univers d’Yves Grevet que j’ai pu terminer la série. Le troisième tome, comme son titre l’indique, nous permet enfin de découvrir le monde autour de la Maison, et d’avoir un angle de vue plus large sur les raisons de ce qui s’y passe… et c’est génial ! Dynamique, captivant, plein de révélations (ce qui est très satisfaisant sachant que l’auteur nous tenait en haleine sur pas grand chose depuis le début de la série : pourquoi la Maison ? qu’est-il arrivé au monde ? d’où viennent les enfants ?), ce dernier opus tient ses promesses de roman d’aventure : il nous fait stresser et réfléchir, nous embarque dans les péripéties auquel Méto doit faire face pour parvenir à mettre en sécurité ses amis… Et c’est d’ailleurs un Méto bien changé depuis le premier tome : il est devenu stratège, courageux, déterminé… et d’autant plus attachant. Bref, j’ai tout aimé dans ce tome : pour moi, c’est une vraie réussite que cette fin, pour conclure la série Méto en beauté.

Afficher l'image d'origine

¤ Sangsues – tomes 1 à 4, de Daisuke Imai ¤

« Le jour se lève… Je remonte le flot des gens qui partent au travail. Je me faufile entre eux et me niche dans l’angle mort de leur conscience. Je me repais du trop-plein de leurs vies. ». Tel est le nouveau quotidien de Yôko Sakura. Encore étudiante il y a peu mais déclarée morte suite à un accident, elle vit désormais dans nos maisons quand nous n’y sommes pas. Invisible aux yeux du commun des mortels, elle possède 7 clés de 7 appartements, qu’elle squatte en journée quand les propriétaires sont sortis. Elle se croit d’abord seule dans sa situation… mais elle ignore encore tout des règles de ce nouveau monde parallèle et invisible qui s’est ouvert à elle, celui des « Sangsues »… Du thriller, ça change, non ? Ce manga en 5 tomes (terminé) nous introduit à un univers dérangeant et très sombre, plein de questions en suspens. Yôko est-elle morte ou pas ? Et si non, pourquoi vit-elle ainsi plutôt que de retourner à son quotidien ? Le dessin précis met l’accent sur les contrastes en noir et blanc dans un style épuré et direct, donnant toute sa puissance à l’histoire. Énigmatique, violente parfois et surtout sans fard, la série Sangsues m’a bluffée (voire choquée par son cynisme). Plus qu’un tome !

Afficher l'image d'origine

¤ Le Passage – tome 2, de Justin Cronin ¤

La fin du monde n’était qu’un début. Dans Le Passage, Justin Cronin avait imaginé un monde terrifiant, apparu à la suite d’une expérience gouvernementale ayant tourné à l’apocalypse. Aujourd’hui, l’aventure se poursuit à travers l’épopée des Douze. De nos jours. Alors que le fléau déclenché par l’homme se déchaîne, trois étrangers naviguent au milieu du chaos. Cent ans plus tard. Amy et les siens – les héros du premier volet de la trilogie, qui se battaient dans Le Passage pour le salut de l’humanité – ignorent que les règles du jeu ont changé. L’ennemi a évolué. Les douze vampires modernes à l’origine de la prolifération des viruls ont donné naissance à un nouveau pouvoir occulte, incarné par le maléfique Horace Guilder, avec une vision de l’avenir infiniment plus effrayante encore. Si les Douze viennent à tomber, l’un de ceux qui se sont ligués pour les vaincre devra le payer de sa vie. Oh, comme j’avais hâte de lire le deuxième tome du Passage (que j’avais adoré – et mis douze ans à lire soit dit en passant) ! Et je ne suis pas déçue. J’ai retrouvé tout ce qui avait fait mon plaisir à lire le premier : l’écriture captivante et foisonnante de détails, l’histoire sans temps mort passant d’un personnage à l’autre, l’omniprésence des enjeux politiques et humains, le développement absolument maîtrisé de l’intrigue… J’ai adoré la première partie des Douze, centrée sur de nouveaux personnages très attachants, et j’ai apprécié de retrouver les autres dans la seconde partie, 5 ans après le premier tome et donc dans des situations bien différentes. C’était passionnant, long (ah oui, c’est encore une brique, mais ça fait partie du deal), et ça a ouvert moult possibilités pour le dernier tome à paraître. J’en veux encore !

Afficher l'image d'origine

¤ Harry Potter and the Cursed Child (V.O.), de Jack Thorne et John Tiffany ¤

En tant que grande fan d’Harry Potter, je ne pouvais pas rater la dernière sortie de la saga : le script de la nouvelle pièce de théâtre adaptée de l’univers HP, qui se joue actuellement à Londres. Dans cette nouvelle aventure, on reprend l’histoire où on l’avait laissée à la fin de l’épilogue du septième tome : 19 ans après la chute de Voldemort, Harry et ses amis sont devenus adultes et laissent place à la nouvelle génération. Au coeur de la pièce, Albus Potter, le deuxième fils d’Harry, qui a de toute évidence du mal avec l’héritage de son illustre paternel. Se liant d’amitié avec un certain Scorpius Malefoy, il se laissera emporter dans des péripéties tout à fait inattendues… et je ne vous en dis pas plus, on ne sait jamais, on ne veut pas spoiler. Tout ça pour dire que j’ai passé un EXCELLENT moment en lisant Harry Potter and the Cursed Child. Le livre a certes eu des critiques mitigées sur la blogo, mais j’ai personnellement adoré retrouver la magie de l’univers HP et ses personnages, des années plus tard mais toujours aussi attachants. Un sourire aux lèvres tout au long de ma lecture, j’ai découvert avec beaucoup de plaisir le personnage génial de Scorpius, celui un peu plus tête à claques d’Albus et cette nouvelle aventure palpitante, tout en profitant de toute la nouveauté apportée par le format théâtre (noon je n’ai pas lu à voix haute en jouant les persos je vois pas ce que vous voulez dire). J’ai tout aimé dans ce livre, et les quelques petites maladresses de scénario soulevées dans les avis que j’ai pu lire n’ont en rien entaché mon enthousiasme pour cette oeuvre : je préfère simplement y voir des suggestions au lecteur plutôt que des incohérences (laissez-moi rêver m’enfin). Je n’ai qu’une envie en fait, le relire tout bientôt – en attendant d’un jour peut-être voir la pièce, qui doit au vu des indications contenues dans le script être une merveille à regarder jouée. #BackToHogwarts ϟ

Je vous écrirai par du Bouchet

¤ Je vous écrirai, de Paule Du Bouchet ¤

Depuis toujours, Malia se sent comme une étrangère dans sa propre famille. Couvée par l’amour excessif d’une mère qui sait à peine lire et écrire, la jeune fille étouffe. Alors quand son amie Gisèle lui propose d’emménager avec elle à Paris, ce jour de septembre 1955, Malia accepte. Mais elle promet d’écrire à sa mère tous les jours. Alors que la jeune femme se construit, entre la Sorbonne, le théâtre, sa rencontre avec un metteur en scène… ses parents peu à peu s’effondrent, laissant échapper de lourds secrets… Changement complet de registre avec ce roman mi-épistolaire sur la famille et le passage à l’âge adulte : Je vous écrirai nous propose de suivre Malia, jeune fille intelligente et sensible, alors qu’elle grandit, expérimente, et apprend à se définir en tant qu’elle-même et non plus fille de ses parents. J’ai particulièrement apprécié la forme du texte, qui conjugue récit à la troisième personne et nombreuses lettres (notamment la correspondance entre Malia et sa mère, témoin de leur relation, mais aussi les petits mots à la colocataire Gisèle ou les lettres amicales que Malia échange avec son employeuse et confidente). La dynamique instaurée, si elle peut être un peu difficile à appréhender au début, tisse une trame en deux temps (les lettres sont le présent, et le reste peut parfois remonter des années en arrière pour une description ou une explication) qui se révèle bien efficace. Elle permet notamment de recouper les événements et péripéties qui ne manquent pas pour rythmer l’histoire – parfois même y en a-t-il peut-être trop ? – et laisse le lecteur construire son jugement sur le comportement des personnages. Certes, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, et j’ai un peu pressenti la fin… mais au final, j’ai été positivement impressionnée par l’originalité et la virtuosité de la construction. Une bonne lecture !

Afficher l'image d'origine

¤ Love and Pop, de Ryû Murakami ¤

Love and Pop aborde une forme de prostitution propre au Japon : par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir une topaze impériale, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu, tandis qu’une violence latente se fait de plus en plus pressante et précise. Pour cette première rencontre avec la plume de Ryû Murakami, je ne savais pas exactement à quoi m’attendre… et pour être surprise, j’ai été surprise. Au-delà de son sujet troublant (un certain malaise reste présent, tout au long de la lecture) et de son ton décalé, c’est le style de l’auteur qui m’a marquée. Se donnant un air confus tout en étant parfaitement maîtrisée, la narration mêle sans cesse bruit de fond et récit : elle superpose à la trame principale les conversations parasites que l’on entend à côté des protagonistes, les titres de films que lit l’héroïne sur les tranches des DVDs d’un rayon, les paroles de chanson entonnées entre deux discussions, le son de la radio et de la télévision… Sans cesse il faut se recentrer sur l’histoire, tout en intégrant la plus-value que donnent ces « ajouts » qui peuvent au premier abord paraître encombrer le texte. Le résultat ? Une lecture exigeante, mais à côté de laquelle il serait dommage de passer. Récit de l’absurde, Love and Pop laisse une impression quelque peu dérangeante et nous interroge (au fond, cela en vaut-il la peine ?). En tout cas, le livre, lui, mérite qu’on s’y attarde : pour moi, c’est la révélation Ryû Murakami, et cette lecture sera je l’espère suivie d’autres de cet auteur.

Et voici pour août qui se termine sur une très bonne note avec Love and Pop. Les séries que j’avais prévu de finir n’ont certes pas beaucoup avancé, mais cela sera pour le mois prochain (ah, en passant, j’ai fini la série manga Mokke, qui était vraiment très chouette mais sur laquelle je n’ai plus grand chose à ajouter – d’où son absence de la liste)… et en attendant je vous souhaite un fabuleux mois de littérature. See you in September ! ☼

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.