[aparté] mes études #1 – licence slic

Salut le monde !

À force de voir un peu partout sur la blogo des articles et vidéos sur les parcours scolaires, je me suis dit que moi aussi j’aimerais bien vous parler un peu de ma licence et du master que je commence cette année. Pour un minimum de pertinence et vous éviter le (très) gros pavé, je vais vous parler dans un premier temps de ma licence infocom, que j’ai terminée en juin dernier. Je vous parlerai de mon master Littérature de jeunesse un tout petit peu plus tard, à la fin de mon premier semestre (ici).

¤ Du coup, la licence SLIC, où, quand, quoi, comment ? ¤

Il faut savoir que j’ai fait au lycée un bac ES et pas un bac L, malgré ma poursuite d’études actuelle en Lettres. Je voulais plus de variété, de possibilités ; je n’avais pas envie de m’enfermer dans un domaine en particulier, que ce soit les lettres ou les sciences. Après le bac, j’envisageais alors des études de communication. Je me tâtais déjà pour les métiers du livre, mais la formation la plus proche de cela dans mon académie (Dijon, en Bourgogne) était un DUT Information-Communication, option Bibliothèques ou Musées. Or, je savais déjà que malgré mon inconditionnel amour des bibliothèques, je ne voulais pas en faire mon métier ; que restait-il donc ? Des études plus larges, pour me laisser le temps de me spécialiser en master. C’est alors que j’ai découvert la toute jeune licence SLIC de l’université de Dijon : une licence Sciences du Langage, de l’Information et de la Communication, mêlant linguistique et information-communication (surtout dans une optique médias-journalisme). Aussitôt vue, aussitôt choisie, je l’ai placée en première place sur APB (cette merveille de technologie, toi-même tu sais) en faisant passer à la trappe le DUT et d’autres licences moins alléchantes. La licence SLIC est sélective sur dossier, avec une petite centaine de places à prendre (à peu près), mais est ouverte à presque tous les parcours du fait de sa polyvalence – pas d’inquiétude donc, chacun a sa chance.

¤ Et qu’est-ce qu’on y fait, dans cette licence SLIC ? ¤

Déjà, on apprend par coeur l’acronyme parce que sinon personne ne comprend ce que vous faites dans la vie. Non, plus sérieusement, la licence SLIC est une double-licence linguistique/infocom pendant les deux premières années, avant de donner lieu à une spécialisation en troisième et dernière année (on choisit une de ces deux composantes). Si certains ne sont pas familiers du système de la fac, les cours y sont répartis en Unités d’Enseignement, qui composent le programme. Dans ma licence, on a eu chaque année 5 UE thématiques, contenant chacune plusieurs cours, pour à peu près 20-25 heures hebdomadaires. Je ne vais pas vous refaire tout le programme de chaque année parce que ce serait un peu laborieux (par contre si ça vous intéresse dites-le moi en commentaire et je me ferai une joie de tout vous expliquer en long, en large et en travers, voire même de vous balancer les emplois du temps), mais grossièrement, on peut séparer les deux premières années de la troisième.

En L1 et L2, nous avons pu expérimenter une grosse UE1 Linguistique (grammaire française et linguistique générale), une grosse UE2 Infocom (entre autres cours-conférence sur les métiers de l’infocom et cours sur la culture de l’image en L1, histoire/sociologie des médias, culture web et revue de presse en L2), une UE3 un peu fourre-tout (ateliers d’écriture, anglais de la communication, moult cours d’informatique), une UE4 d’ouverture à choix (seulement en L1 où j’ai choisi Littérature, en L2 et L3 c’est devenu une UE de langue LV2, pour moi Allemand) et une UE5 bonus, libre parmi presque toutes les options des UFR Lettres et Sciences Humaines. Cette UE5 a été pour moi un peu particulière : normalement, il est possible d’en changer chaque année mais j’ai choisi de l’utiliser pour y caler une troisième langue (du japonais) les trois années de suite. En L3, j’ai choisi de me spécialiser en infocom – exit donc les cours de linguistique (disponibles en option si vous y tenez vraiment), et bonjour… plus de cours de médias, d’informatique, et de journalisme/communication (cours d’écriture journalistique, de rédaction de dossiers de presse…). En fait, la L3 Infocom élargit la grosse UE Infocom en lui donnant un côté très pratique : on fait des dossiers, des articles, des exposés, des travaux de groupe… À noter que même sans vouloir devenir journaliste, les cours d’écriture apportent des capacités de recherche, d’analyse et de synthèse bienvenues dans n’importe quelle branche !

¤ Et donc… c’est bien ? ¤

Eh bien, moi, j’ai beaucoup apprécié cette licence (ceci est mon humble avis, il y aurait sûrement des personnes pour me contredire). Bien sûr, on ne peut pas tout aimer, et certains cours/professeurs m’ont un peu moins plu que d’autres. Cependant, j’ai trouvé la licence en général bien fichue, complète, polyvalente et intéressante. J’ai appris beaucoup de choses, eu l’occasion de faire des stages (on peut choisir d’en faire en option en L3, même si personnellement je les ai faits à côté des cours), pu développer des compétences utiles… Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps et chaque cours m’a apporté quelque chose d’utile pour mon projet professionnel (pourtant très vite dirigé vers l’édition), notamment grâce à la liberté de choix des sujets de dossiers : par exemple, j’ai pu faire un dossier sur le métier d’éditeur pour mon cours de « métiers de l’infocom », ou le dossier de presse d’une maison d’édition pour mon cours sur le sujet. L’ambiance générale a été plutôt bonne, du fait de la taille réduite de la promotion : tout le monde a fini par se connaître, et même si des groupes se sont naturellement formés, l’ensemble de la promo s’entendait assez bien (c’est beau la maturité). Les professeurs ont été à l’écoute et, fait très appréciable dans le monde de chaos administratif dans lequel nous vivons… la scolarité a géré du début à la fin (la scolarité, c’est le secrétariat administratif de la licence, et franchement big up à notre secrétaire de SLIC qui a toujours été au taquet pour répondre aux mails et trouver des solutions à nos problèmes) ! Ça peut paraître insignifiant, mais une bonne organisation au niveau administratif ça peut sauver la vie parfois, et éviter de se faire du souci pour autre chose que les cours. Concernant le cadre, l’université de Dijon n’est certes pas toute neuve (donc les bâtiments sont pas forcément nickel, et les cinq étages de salles font travailler les muscles des cuisses), mais elle est bien desservie et pas mal située.

¤ Et la fac, en soi, c’est pas trop galère ? ¤

Je ne peux bien sûr parler que pour moi, mais j’ai envie de rassurer les personnes qui ont peur de ne pas se faire à la fac. À mon avis, la bonne adaptation à l’université est une question de réflexion préalable (pour savoir si la fac va vraiment convenir) et de méthode de travail. En venant à la fac, je cherchais un environnement de travail différent du lycée : je connais mes points forts et mes points faibles, et je sais que je travaille mieux en autonomie. Ce que je ne voulais surtout pas, c’était être ultra-encadrée (ce qui m’a aussi éloignée de l’option DUT au final) – et la fac m’a apporté exactement ce que je voulais. En licence, on n’est pas en roue libre comme la rumeur pourrait le laisser croire : la fac n’est PAS remplie d’étudiants un peu paumés qui viennent là par défaut et ne sont jamais en cours. La fac, cependant, est de mon point de vue un espace d’épanouissement, d’affirmation de ses préférences et de ses envies. Quand on entre à la fac, on choisit un parcours en sachant quels cours on va avoir, sous quel angle et quelles attentes avoir : on vient donc travailler sur des sujets qui nous intéressent, que l’on a choisis et à partir de là je ne vois aucune raison pour que la licence soit un espace de « glandouillage », comme dirait l’autre. Certes, les professeurs ne sont pas sur notre dos à chaque instant, et il faut savoir se discipliner pour savoir quand et comment travailler pour réussir à rendre les travaux dans les temps, et passer les partiels avec succès. Mais à partir du moment où on a assimilé qu’il faudrait bosser de façon sérieuse et autonome selon notre propre style de travail (il faut donc se connaître un minimum pour juger si oui ou non ça va le faire)… c’est parti pour trois années comme sur des roulettes. Aller à la fac, c’est travailler autrement et plus librement, pas moins et certainement pas moins bien.

Au niveau intégration « sociale », pas besoin d’être Captain Sociable pour se faire des amis. Je suis (ou plutôt j’étais, c’est moins vrai maintenant) une personne assez timide : en quittant le lycée, j’abordais difficilement les gens, et j’étais facilement intimidée. En arrivant en licence, je me suis dit que j’allais faire un effort au début, parce que c’était normal et qu’on était tous des « nouveaux » au final.

[moi en veille de rentrée]

[moi la veille de la rentrée]

Et ça a payé ! J’ai participé à la semaine d’intégration de ma licence (rien à voir avec les week-ends d’inté de médecine, have no fear, on a visité la fac et papoté dans des salles de cours avec des L3), je me suis poussée à engager la discussion avec une ou deux personnes à l’air sympathique, et le reste est allé de soi. De présentation en présentation, de cours commun en cours commun, j’ai rencontré des personnes géniales et juste en y mettant un peu du mien les premiers jours, j’ai pu former des amitiés durables pour toute la licence (et après). Ce qui est aussi intéressant avec la fac, c’est de rencontrer des personnes avec des parcours différents, et aussi différentes personnes (vu que tu n’es pas toujours en cours avec le même groupe, tu te retrouves avec plusieurs « groupes » de connaissances et c’est super enrichissant). Toi personne timide, n’aie crainte, tu ne vivras pas dans la solitude pendant tes années de fac si tu ne le veux pas (à moins que tu sois une personne odieuse mais normalement non, hein).

En bref. La licence m’a permis de définir mes objectifs professionnels, d’apprendre moult choses intéressantes et variées (puisque les cours changent presque chaque semestre, on découvre sans cesse de nouvelles choses), de rencontrer des amis formidables, de m’épanouir au-delà de mes études, de partir à l’étranger (en Erasmus en Angleterre, mais comme dirait Michael ENDE, « ceci est une autre histoire, qui sera contée une autre fois », coucou Adlyn)… Ça fait un peu niais, mais j’ai vraiment aimé ces trois ans, et j’espère que ce petit racontage de vie ne vous aura pas ennuyés – voire même vous aura intéressés ! Si vous avez des questions ou remarques, n’hésitez pas à mettre un petit commentaire pour qu’on discute, ça me ferait bien plaisir… et je vous retrouve sur le même sujet courant décembre pour parler de mon master Littérature de jeunesse (ici).

2 Comments

  1. Tout d’abord merci pour cet article très agréable à lire :)

    Je souhaite intégrer après un DUT Information Numérique la L3 Slic et réaliser en même temps un service civique comme chargé de com pour une association.
    Est-ce possible de lier à la fois le travail que demande la licence et les 24 heures hebdomadaires du service civique ?
    Encore merci :)

    • Bonjour Antoine :) Merci à toi de me lire ! J’avais une amie en L3 qui sortait d’un DUT Infocom comme toi, et qui du coup avait pu avoir des équivalences au niveau de certains cours. Elle avait donc plus de temps libre que nous autres pauvres universitaires lambda, et je pense qu’elle aurait tout à fait pu coupler à la licence un service civique ! À voir si tu peux placer tes heures comme tu veux bien sûr, et à la condition que le service civique ne fasse pas trop de travail en plus en dehors de ces 24h (après tout dépend de ton level d’organisation haha), mais perso ça me semble envisageable oui :) Bonne continuation en tout cas !

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